« Je voudrais faire le tour des Annapurnas seul, sans agence, c’est possible ? » C’est l’une des questions qu’on nous pose le plus. La réponse a changé en 2023, puis encore en 2026. Voici où en sont les règles, ce qu’elles impliquent concrètement, et ce que « partir seul » veut dire aujourd’hui au Népal.
La règle depuis avril 2023 : un guide obligatoire
Depuis le 1er avril 2023, le Nepal Tourism Board impose à tout trekkeur étranger d’être accompagné d’un guide licencié, employé d’une agence de trek enregistrée, dans les parcs nationaux et les aires de conservation. Cela couvre la quasi-totalité des treks connus : Everest, Annapurnas, Langtang, Manaslu, Mustang, Dolpo, Kanchenjunga. La carte TIMS, obligatoire sur ces itinéraires, n’est plus délivrée aux trekkeurs sans guide.
La raison officielle : la sécurité. Chaque année, des trekkeurs seuls disparaissaient ou mouraient de mal des montagnes sans que personne ne sache où ils étaient. La raison moins officielle : soutenir l’emploi des guides et porteurs, durement touchés par la pandémie.
Ce qui a changé en mars 2026
Dans les zones dites « restreintes » (Mustang, Manaslu, Tsum, Haut Dolpo, Kanchenjunga), il fallait jusqu’ici être au moins deux trekkeurs pour obtenir le permis. Une personne seule devait trouver un compagnon ou payer un « permis fantôme » pour un second trekkeur fictif. Depuis mars 2026, le Département de l’immigration délivre le permis de zone restreinte à une seule personne. Vous pouvez donc partir seul au Mustang ou au Manaslu, avec votre guide.
Alors, « seul », ça veut dire quoi ?
Il faut distinguer deux choses.
- Trekker sans guide : ce n’est plus autorisé dans les zones protégées. Sur les rares sentiers hors zone protégée, c’est encore possible, mais ils sont peu nombreux et peu intéressants.
- Trekker seul, sans groupe : c’est tout à fait possible, et c’est même la formule la plus courante chez nous. Vous partez avec votre guide, éventuellement un porteur, et personne d’autre. Vous choisissez vos dates, votre rythme, vos étapes.
Un trek en solo avec guide, c’est la liberté du voyage seul avec la sécurité et les rencontres en plus.
Ce que le guide change vraiment
Beaucoup de trekkeurs expérimentés voient le guide comme une contrainte. Après le trek, presque tous disent l’inverse. Un bon guide :
- surveille votre acclimatation et sait reconnaître un mal des montagnes qui s’aggrave ;
- trouve une chambre en haute saison, quand les lodges sont pleins ;
- gère les permis, les points de contrôle, les vols intérieurs, les jeeps ;
- vous explique ce que vous voyez : les villages, les monastères, les fêtes, la vie des gens ;
- et, en français, vous permet de parler avec les habitants.
Et le porteur ?
Le porteur n’est pas obligatoire. Certains trekkeurs préfèrent porter leur sac. Mais au-dessus de 4 000 m, chaque kilo compte, et un sac de 15 kg transforme une belle journée en épreuve. Un porteur transporte les affaires de deux personnes, dans la limite de 25 à 30 kg au total. Il fait aussi vivre une famille de la vallée. Nous le recommandons pour tous les treks de plus de 8 jours.
Combien ça coûte de partir seul avec un guide ?
Le prix d’un trek se compose des permis, des transports, de l’hébergement et des repas, du guide et du porteur. Seul le guide et le porteur sont partagés quand on est plusieurs. En solo, vous payez donc le guide pour vous seul. À deux, le coût par personne baisse nettement. À partir de quatre, il varie peu. Nous établissons un devis précis pour chaque demande : indiquez-nous le trek, vos dates et votre nombre.
Questions fréquentes
Que risque-t-on à partir sans guide malgré tout ?
Un refus d’entrée au point de contrôle du parc, une amende, et surtout l’absence de secours organisés si quelque chose tourne mal. Les assurances peuvent aussi refuser de couvrir un trek fait en dehors des règles.
Peut-on engager un guide indépendant, sans agence ?
Non. La règle exige un guide employé par une agence enregistrée auprès du gouvernement. C’est cette agence qui obtient vos permis et qui est responsable de vous.
Une femme seule peut-elle partir en trek au Népal ?
Oui. Le Népal est un pays sûr pour les voyageuses, et beaucoup de nos clientes partent seules avec Mohan ou un guide de l’équipe. Dites-nous vos préférences, nous en tenons compte dans le choix des lodges et de l’équipe.
Règles en vigueur en septembre 2026, publiées par le Nepal Tourism Board et le Département de l’immigration. Elles peuvent évoluer ; nous mettons cette page à jour à chaque changement.